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Sondage crise sanitaire (résultats)

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diagimmo allez vers le bas
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Options des messages Options des messages   Mercis (1) Mercis(1)   Citer diagimmo Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Sondage crise sanitaire (résultats)
    Envoyé : 08-Avr-2020 à 08:58
Un peu de lecture pour ceux qui s’ennuient... 
Les 3 articles commentant les principaux enseignements de notre dernier sondage. 

Près de quatre entreprises de diagnostic immobilier sur cinq ont stoppé leur activité, contraintes et forcées, sur un marché devenu rapidement quasi inactif dans toutes les régions de France.
 
78% des entreprises de diagnostic immobilier sont totalement à l’arrêt, depuis près de trois semaines pour la plupart d’entre elles. Selon notre sondage réalisé entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, parmi celles ayant déclaré avoir stoppé leur activité, toutes ou presque ont pris cette lourde décision dès la première semaine de la phase de confinement total : 86% d’entre elles avaient annoncé à leurs clients la suspension provisoire de leurs prestations entre le lundi 16 et le mercredi 18 mars. 69% de ces diagnostiqueurs ont arrêté leur activité afin de se conformer aux mesures de confinement total annoncées par le gouvernement samedi 14 mars. Pour les autres, la décision fut contrainte et forcée, en raison de la pénurie de demandes de prestations. 
 
22% des entreprises restent donc en attente de missions de diagnostics immobiliers. Des demandes pourtant rares si l’on en croit les diagnostiqueurs interrogés. Si 58% d’entre eux déclarent en avoir reçu entre le 23 et le 31 mars, elles se comptent cependant le plus souvent sur les doigts d’une main selon les témoignages reçus. Un flux donc bien trop insuffisant pour assurer une activité significative. 
 
« Très peu de demandes, 2 demandes d'actualisation termites, et 2 demandes de diagnostics complets en 15 jours, alors que nous traitons 9 dossiers / jours », écrit par exemple un diagnostiqueur basé près de Marseille. Idem à Toulouse : « très peu de demandes, 8 demandes sur 10 jours contre 100 diags semaines en moyenne ». Également dans le Rhône-Alpes : « notre activité est depuis le 17 mars quasi à l'arrêt. Nos 7 salariés sont au chômage technique. La plupart des devis réalisés sont demandés pour une intervention après le confinement. Nous refusons d'intervenir dans tous logements occupés. Seuls les biens inoccupés pourront être diagnostiqués. Seulement, la demande est très faible. Nous avons sollicité le prêt de l'Etat pour pouvoir tenir », écrit ce diagnostiqueur visiblement inquiet. 
 
Ces quelques demandes de prestations émanent aussi bien de particuliers (48%) que de professionnels (52%), dans une part quasi égale. Parmi ces derniers, il s’agit essentiellement d’agents immobiliers et de notaires. A noter que les demandes de renouvellement des diagnostics termites semblent fort logiquement les plus nombreuses. 
 
85% des diagnostiqueurs approuvent la position commune de la filière, mais…
 
Globalement, le marché immobilier est quasiment à l’arrêt partout en France. 69% des diagnostiqueurs interrogés n’ont perçu aucune activité, ni vente, ni location, sur leur marché local. 
 
Autre enseignement de notre sondage, 85% des diagnostiqueurs disent approuver la position commune de la filière exprimée mardi 24 mars, même si quelques diagnostiqueurs « solos » soupçonnent les gros acteurs signataires du communiqué unitaire de vouloir d’abord protéger leurs structures. Comme ce professionnel ardennais : « les premières entreprises à l'arrêt sont celles avec des structures composées de plusieurs salariés et généralement des franchisés qui cassent les prix du marché habituellement et là ils nous demandent d'arrêter car eux sont à l'arrêt avec leur droit de retrait de leurs salariés... A qui cela profite le plus car nous les indépendants on ne pourra pas tenir longtemps ». 
 
Si la consigne d’arrêt de l’activité adressée par les fédérations professionnelles dès le 16 mars a permis à la plupart des diagnostiqueurs de valider leur propre décision, d’autres ne la comprennent pas. « Il s'agissait de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos collaborateurs comme de nos prescripteurs et de nos clients, mais de continuer à travailler, comme le veut le gouvernement qui appelle à la responsabilité de chacun et demande aux salariés de se rendre sur leurs lieux de travail lorsque le télétravail n’est pas possible, écrit par exemple une diagnostiqueuse savoyarde. Hélas! tout le secteur immobilier est à l'arrêt, à la suite de décisions de panique prises par nos responsables syndicaux il y a 15 jours. Les petits payeront tout de suite et ne se relèveront pas, les gros seront surchargés de travail à la reprise. » 
 
Pour une bonne partie des diagnostiqueurs (43%), il est hors de question d’intervenir quel que soit le type de missions. « Les notaires sont en télétravail, il s'agit plutôt de mise à jour de dossiers, et les demandes portent sur de l'actualisation mais les dates de signatures sont aujourd'hui inconnues. Nous prenons compte la demande mais nous n'intervenons pas », nous dit par exemple un diagnostiqueur installé en Loire-Atlantique. 
 
Pour les autres, l’intervention est envisageable selon certaines conditions de sécurité et/ou d’urgence. En revanche, si les demandes concernent un bâtiment inoccupé, ils ne sont plus que 25% à refuser par principe de les assurer. 13% disent même vouloir les assurer « normalement ».. 
 
Encore faut-il faire une distinction entre les entreprises évoluant sur le marché de la transaction et celles sur celui de l’amiante avant-travaux et avant-démolition. La baisse de l’activité ayant été manifestement moins brutale pour ces dernières, comme en témoigne ce diagnostiqueur installé dans le département du Tarn. « Je n'interviens que dans le domaine de l'amiante (DTA, AvT, AvD, Carottages de Chaussées) auprès de clients professionnels et publics réguliers. Mon activité est plus impactée par les élections municipales que le confinement », écrit-il. 
 
Une concurrence jugée actuellement déloyale selon certains 
 
De nombreux témoignages reçus par DiagActu confirment ainsi la poursuite de l’activité de plus de 20% des acteurs de la filière, malgré les risques de propagation du coronavirus. Ce qui suscite, cela était inévitable, des réactions hostiles de beaucoup de leurs confrères.  Ce diagnostiqueur franchisé basé à Troyes (Aube) écrit par exemple que « certains clients nous appellent pour annuler des commandes dont nous avons suspendu les interventions, au prétexte qu'ils ont trouvé des confères qui interviennent quand même, sans prendre par ailleurs de précautions sérieuses de distanciation... Mais l'activité étant quasi inexistante, cela reste à priori marginal. Pour nous pas question d'intervenir en milieu occupé, cependant nous sommes en attente d'un protocole d'intervention, pour les locaux vides depuis plusieurs jours. En attendant, tout mon personnel est en chômage partiel. » 
 
Ou ce diagnostiqueur breton : « j'ai refusé aujourd'hui d'intervenir dans un logement inoccupé. Il m'a été répondu qu'un diagnostiqueur indépendant avait accepté d'intervenir. Pour une entreprise avec des diagnostiqueurs salariés, la situation est compliquée car on ne peut pas prendre de risques ni avec les clients ni avec nos salariés. Je prévois de grosses difficultés pour des entreprises comme la mienne à partir de septembre. » 
 
Beaucoup de professionnels sont partagés et ne savent pas comment se positionner devant cette situation inédite. « Le flou laissé par la reprise de certaines entreprises du bâtiment empêche d'avoir une vision claire sur l'attitude à adopter entre les demandes des clients et les consignes de confinement », écrit par exemple ce diagnostiqueur de Seine-Saint-Denis. 
 
Enfin, concernant les scénarios de reprise, les diagnostiqueurs sont plutôt pessimistes et tablent dans leur majorité (53%) sur une reprise lente, tandis que 28% pensent au contraire que cette reprise d’activité sera forte. « Ce sont surtout les particuliers qui vont mettre du temps à repasser des commandes, sauf si la filière nous propose une méthodologie pouvant rassurer clients, prescripteurs et diagnostiqueurs », écrit un diagnostiqueur isérois. 
 
En effet, un protocole d’intervention est en cours d’élaboration pour permettre, pour ceux qui le pourront, une reprise très partielle et progressive de l’activité dans des conditions strictement définies.  
 

71% des chefs d’entreprises de diagnostic immobilier déclarent une perte de chiffre d’affaire supérieure à 50% sur le mois de mars 2020 par rapport à celui de 2019. L'impact de la crise sanitaire sur les diagnostiqueurs devient alarmant.


La crise économique préoccupe fort logiquement les chefs d’entreprises de diagnostic immobilier. Selon notre sondage réalisé entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, 55% d’entre eux se disent en effet inquiets pour la pérennité de leur structure, un sentiment exacerbé par l’absence de visibilité sur la durée de la crise.


47% des diagnostiqueurs pensent néanmoins détenir suffisamment de trésorerie pour passer la crise, tandis que 24% estiment d’ores et déjà qu’ils ne disposeront peut-être pas des ressources financières suffisantes. 29% préférant ne pas se prononcer sur ce point, toujours là-aussi en l’absence de visibilité sur la période d’inactivité. « La durée de la crise n'étant pas connue et les conditions de reprises non plus, il est difficile de savoir si la trésorerie suffira et si l'entreprise survivra... », confirme un diagnostiqueur basé près de Strasbourg. « Mon entreprise est jeune (2 ans), écrit un de ses confères installé dans le département de la Loire-Atlantique, j'ai fait en sorte d'avoir 3 mois de trésorerie d'avance afin de faire face aux imprévues et pouvoir investir dans le cadre d'un recrutement. Je crains d’avoir des difficultés à remonter ma trésorerie après la crise ».


Autre enseignement important de notre sondage, la perte en moyenne de chiffre d’affaire sur le mois de mars pour les diagnostiqueurs frise les 53%. 71% des entreprises de diagnostic immobilier déclarent une perte de chiffre d’affaire supérieure à 50% sur ce mois de mars 2020 par rapport à celui de 2019 qui s’était avéré plutôt bon pour beaucoup d’acteurs de la filière, ce qui peut expliquer cette perte déclarée assez massive.


Plus 90% des salariés de notre filière actuellement en chômage partiel


63% des diagnostiqueurs envisagent d’ailleurs de déposer une demande pour bénéficier du fonds de solidarité. Un chiffre qui devrait toutefois augmenter à la suite de l’officialisation, vendredi 3 avril, de la décision du gouvernement d’abaisser à 50% (au lieu de 70%) le seuil de perte de chiffre d'affaires sur le mois de mars pour pouvoir prétendre au bénéfice de l'aide d'un montant minimum de 1500 euros. Malheureusement, certaines entreprises, pourtant de petite taille, n’entreront sans doute pas dans le dispositif. « Entreprise en croissance, la comparaison de perte du CA par rapport à l'année précédente ne me permet pas de faire la demande de fonds de solidarité et pourtant prendre dans la trésorerie pour se verser des salaires n'aiderait pas l'entreprise non plus », s’inquiète ce diagnostiqueur installé à Valenciennes. Pour son confrère de la Haute-Garonne, même impossibilité de percevoir l’aide du fonds de solidarité pour le mois de mars : « Etant en début d'activité (deux ans) les chiffres de 2019 n'étaient pas élevés donc je ne rentre pas dans le cadre de l'aide de 1500€ ! ».


Quant au mois d’avril, il est lui aussi fortement compromis, la plupart des professionnels en ont bien conscience. « Le mois de mars a été très impacté, mais l'activité c'est poursuivi environ une semaine après le début du confinement. Solo, j'ai continué à honorer les rdv et assurer quelques dépannages. Avril sera mort, vide, avec un CA à 0 très probablement », estime par exemple ce diagnostiqueur basé dans le département de Loir-et-Cher. Même constat pour un de ses confrères varois : « Il ne faudrait pas que la crise dure au-delà de la fin du mois d'avril (ce qui correspondrait déjà à un mois et demi de CA quasi nul) car cela risquerait de mettre nos petites entreprise en grandes difficultés. Ceci étant gardons espoir, et respectons le confinement pour que ces pertes de CA soient utiles d'un point de vue sanitaire. » Quant à ce professionnel ardéchois qui prévoit « -90% du CA en avril », il pointe l’attitude actuelles de certaines banques : « je tente de déposer une demande de prêt de trésorerie, mais c'est au bon vouloir des banques qui ne suivent pas les directives de l'Etat ». Un « scandale ! » s’exclame-t-il.


Et beaucoup d’inquiétude


39% des chefs d’entreprises ayant répondu à notre sondage emploient un ou plusieurs salariés. Or 85% d’entre eux ont fait une demande chômage partiel, tandis que 10% l’envisagent encore.


Ce sont ainsi plus 90% des salariés de notre filière qui sont actuellement en chômage partiel. On mesure donc l’enjeu pour l’ensemble de la filière de conserver le bénéfice de la prise en charge par l’Etat de ce chômage partiel. « J'ai mis mes 2 employés en chômage partiel, depuis 2 jours, je ne suis même pas sûr que ce soit accepté, s’inquiète un diagnostiqueur installé en Dordogne. En tant que gérant je n'ai droit à aucune aide. Du coup je travaille seul même si j'ai peu de rdv. Après si l'Etat avait donné le droit à un arrêt de travail ou à une indemnité, je serai resté chez moi. »


Un de ses confrères du département du Gard pointe la responsabilité des pouvoirs publics et des fédérations de diagnostiqueurs. « Entre le manque de clarté des consignes gouvernementales et la position des deux syndicats représentatifs, la profession a été mise dans une situation de laquelle il sera très difficile de sortir, en effet on nous demande d'arrêter totalement notre activité et nos dossiers de chômage partiel sont refusés par la DIRECTE. »


Cependant, sur le long terme, ces emplois ne semblent pas massivement remis en cause malgré la crise puisque « seuls » 10% des employeurs déclarent envisager des licenciements. Un chiffre qui doit cependant alerter ces mêmes pouvoirs publics et fédérations professionnelles sur de nombreuses situations qui pourraient s’avérer dramatiques. Comme celle de ce diagnostiqueur basé à Gray (70) : « Si la crise dure plusieurs mois je me verrais dans l'obligation de licencier ma salariée et d'arrêter mon entreprise ». « Si la crise dure au-delà du mois d'avril et qu'il n'y a plus de travail, c'est ce que nous ressentons en ce moment, je pense que des mesures de licenciements pourraient être envisagées, estime un professionnel basé à Clamart (92). Il faut reprendre au plus tard début mai ou que le gouvernement assume, comme il a été dit et qu'il débloque des fonds pour couvrir la globalité des salaires. Sinon nous mettrons la clé sous la porte et il y aura des liquidations, N'oublions pas que le gouvernement s’est engagé à ce qu'il n'est aucune faillite ! ».


Les diagnostiqueurs « solos » semblent les plus angoissés pour la pérennité de leur structure. Ce professionnel installé près de Lyon se dit même « dégouté ». Selon lui, « seuls les gros cabinets avec des salariés au chômage partiel s'en sortiront. Nous, les indépendants, allons énormément souffrir voire pour certains mourir pour la bien-pensance de la classe politique qui n'a cure de nos petites exploitations... ».

 

Bricolage, jardinage, « coronapéro », repos et activités de détente en famille : près de trois diagnostiqueurs sur quatre (74%) avouent plutôt bien vivre leur confinement.


Les jardins des diagnostiqueurs n’ont sans doute jamais été aussi bien entretenus qu’actuellement. Parmi ceux qui ont la chance d’être confinés dans une maison, une large majorité, le jardinage est en effet l’une des occupations favorites du moment.


Selon notre sondage réalisé entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, la mesure de confinement est relativement bien vécue par 74% d’entre eux. Le soleil aidant, les diagnostiqueurs semblent plutôt bien traverser la crise sanitaire si l’on laisse bien sûr de côté les inquiétudes concernant la santé financière de leur entreprise


Si l’on en croit les nombreux témoignages qu’ils ont transmis à DiagActu, il y a manifestement deux types de diagnostiqueurs confinés.


D’abord les studieux, qui profitent de cette période pour se mettre à jour administrativement ou pour se former. « Rattrapage du retard sur certains dossiers, travaux administratifs et préparation de la reprise par action commerciale », liste par exemple un diagnostiqueur marseillais, ou encore ce varois en période de bilan : « le confinement me permet de faire tout ce que ma comptable me demande... J'en profite également pour me réorganiser et améliorer ce que je peux pour la reprise. » Un de leurs confrères de la région parisienne reste également mobilisé : « participation à des webinaires (ce sont les seuls rendez-vous fixés), révision des normes, référencement Internet, recherche d'informations sur les aides financières ». Et beaucoup d’autres professionnels relancent actuellement les factures impayées.


D’autres traversent cette période avec une certaine philosophie, à l’instar de ce professionnel basé près d’Amiens : « le confinement permet de revenir à l’essentiel. On commence d’abord par faire tout ce que l’on n’a pas pu faire dans les mois qui précèdent, et puis ça permet de mettre à jour son administratif, mais aussi de réfléchir sur la société, son activité professionnelle, son avenir ... Et les vraies valeurs. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura un avant et un après », écrit-il.


Pour certains, la période ne peut pas et ne doit pas être inactive, il convient de conserver un rythme de travail. « A la maison, mon épouse télétravaille et les enfants (20, 18 et 15 ans) assurent leur suivi pédagogique avant de s'étriper pour un rien, mais il faut bien faire du sport !, raconte un diagnostiqueur habitant près de Clermont-Ferrand. Et pour moi, c'est mails et téléphone. J'ai la chance de faire aussi de l'expertise et d'accompagner des entreprises dont des confrères en procédures comme conseil technique. C'est le moment du temps des dossiers et du maintien du lien social. Après ce sont des parties de jeu en famille pour couper la journée puis coronapéro et musique à 20h pour tous les travailleurs au front. Puis débrief de la journée et moment de gestion des affaires familiales en couple ou à 5... ». Pour ce diagnostiqueur, vivement la reprise pour pouvoir se reposer…


 « C'est les vacances à la maison avec le soleil, presque le paradis »


Il y a donc les studieux, et puis il y a tous les autres qui semblent avoir pris davantage de recul sur leur métier, comme ce professionnel de Romorantin (Loir-et-Cher) qui écrit : « Je ne travaille pas donc je glande, c'est les vacances à la maison avec le soleil, presque le paradis ». On ne peut pas être plus explicite. « Moi c’est plutôt grasse matinée tous les jours, petit déjeuner en famille, activité sportive, compétition de ping pong, apéro face Time », écrit un diagnostiqueur installé en Seine-Maritime. Donc ça va... la chance d’être en campagne d’avoir du terrain et d’aimer le jardinage. Ce n’est pas la même situation pour tout le monde et je pense à ceux qui sont en appartement ou studio, l’ambiance doit être toute autre ». Cela est sans doute vrai. Comme tous leurs concitoyens, les diagnostiqueurs ne sont pas tous égaux face au confinement.


Pour beaucoup, c’est l’occasion de faire du jardinage et/ou du bricolage notamment. Mais aussi du rangement, de la cuisine, de la lecture, et regarder la télévision bien sûr. Un diagnostiqueur girondin dit même avoir découvert à l’occasion de ce confinement « une des révolutions de ce millénaire : Netflix ».
Bien d’autres activités sont citées, comme le yoga, les échecs et autres jeux de société, les puzzles, les cours de guitare avec tutos sur Internet…  Sans oublier les « apéros-confinement » que les diagnostiqueurs semblent avoir rapidement et massivement adoptés… 


Et enfin, il y a les enfants qu’il faut gérer toute la journée pour un grand nombre de diagnostiqueurs, avec parfois en plus leurs cours à distance. « Pas facile de s’improviser maître d’école immense respect à cette profession trop mal considéré », écrit notamment ce diagnostiqueur du Val-de-Marne.


Pas toujours simple aussi quand on a ses enfants en alternance. Cette diagnostiqueuse basée à Chambéry raconte : « une semaine je bosse, alors ça ne change pas grand-chose à ma vie, dehors 8h par jour, et je ne vois pas plus mes collaborateurs qu'en temps normal ;) une semaine je deviens maître d'école, et je comprends pourquoi ce métier ne m'a jamais attiré... ». « Ne pas pouvoir sortir avec 2 enfants de 3 ans et 2 ans, c’est très compliqué ! », résume, laconique, un diagnostiqueur père de famille de Chartres.


Mais pour beaucoup de diagnostiqueurs, à la condition qu’elle ne dure pas trop longtemps, on finirait presque par réclamer une période de confinement annuelle obligatoire…

 

Les diagnostiqueurs relativement inquiets pour leur santé

 

Selon le sondage réalisé par DiagActu entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, 57% d'entre eux se disent inquiets pour leur santé. Une part qui grimpe à 73% quand on évoque la santé de leurs proches.


Autre enseignement de notre étude, 57% d’entre eux approuvent la gestion de la crise par le gouvernement. 


DiagActu remercie infiniment les presque 600 diagnostiqueurs qui ont accepté de nous livrer un peu de leur quotidien. Merci pour leur confiance. Nous avons dû faire une stricte sélection des commentaires transmis, souvent très riches. 



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asbestose allez vers le bas
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Depuis le: 05-Mai-2008
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Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer asbestose Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08-Avr-2020 à 11:29
Merci pour cet article, même si, c'est dit sans acrimonie aucune, c'est un peu se regarder le nombril face à un problème autrement plus vaste que sa seule survie financière ou sanitaire; je vous invite à regarder ça:

https://youtu.be/kWYn5isgZ8M

et à partager même si vous n'êtes pas d'accord...

Et puis le texte  intéressant d'un député:

https://www.olivierbecht.com/actualites/coronavirus-que-nous-enseigne-lhistoire/


Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé.
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NoVice allez vers le bas
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Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer NoVice Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08-Avr-2020 à 12:18
Merci l'Admin pour les résultats et ce tour d'horizon des situations face à la crise Thumbs Up
mais globalement... Cry

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NoVice allez vers le bas
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Points: 1238
Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer NoVice Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08-Avr-2020 à 12:34
Pour la reprise, une bonne piste serait de promouvoir le repérage amiante avant tous travaux, profitant du redémarrage progressif des travaux de bâtiment, milieu où le tabou de la santé environnementale au travail pourrait s'atténuer à l'occasion de la crise sanitaire actuelle.
Par ailleurs, le nettoyage des lieux d'enseignement qui devrait précéder toute réouverture doit se faire après consultation du dossier de traçabilité amiante mis à jour, et en cas de présence de dalles vinyle-amiante être réalisé en sous-section 4, selon un récent rapport de l'INRS.
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verstraete allez vers le bas
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Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer verstraete Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08-Avr-2020 à 13:22
Message posté par NoVice NoVice a écrit:

Pour la reprise, une bonne piste serait de promouvoir le repérage amiante avant tous travaux, profitant du redémarrage progressif des travaux de bâtiment, milieu où le tabou de la santé environnementale au travail pourrait s'atténuer à l'occasion de la crise sanitaire actuelle.
Par ailleurs, le nettoyage des lieux d'enseignement qui devrait précéder toute réouverture doit se faire après consultation du dossier de traçabilité amiante mis à jour, et en cas de présence de dalles vinyle-amiante être réalisé en sous-section 4, selon un récent rapport de l'INRS.
 

Je confirme.
Concernant ce denier point, cela me refait penser à ce lycée technique, où les dalles amiante étaient usées à un point inimaginable, par actions répétés des élèves, à force de lavage, de lustrage, voire de décapage … 
Et puis 133 pages, cela occupe un moment ...
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marco34 allez vers le bas
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Points: 993
Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer marco34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09-Avr-2020 à 09:57
La reprise c est pas pour demain ni après demain les amis....
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marto69 allez vers le bas
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Depuis le: 05-Avr-2011
Pays: FR
Status: Inactif
Points: 296
Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer marto69 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09-Avr-2020 à 14:47
Non par contre on voit que certains veulent absolument reprendre avec un "protocole" adaptée...
Fuze

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Impossible de mener à bien l'appel
Nous sommes désolés à ce sujet. Veuillez réessayer ou contacter l’assistance si vous continuez à avoir des problèmes.
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Tadpol allez vers le bas
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Depuis le: 12-Avr-2011
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Points: 3410
Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer Tadpol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10-Avr-2020 à 12:42
Le souci n'est pas tellement comment travailler ou reprendre le boulot, le gros problème c'est l'absence d'activité.

J'ai peur que cela n'entraîne une grosse guerre des prix.
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NoVice allez vers le bas
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Depuis le: 25-Avr-2008
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Points: 1238
Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer NoVice Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10-Avr-2020 à 12:45
Message posté par Tadpol Tadpol a écrit:

Le souci n'est pas tellement comment travailler ou reprendre le boulot, le gros problème c'est l'absence d'activité.


Effectivement.
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NoVice allez vers le bas
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Depuis le: 25-Avr-2008
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Points: 1238
Options des messages Options des messages   Mercis (0) Mercis(0)   Citer NoVice Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11-Avr-2020 à 12:29

On s'occupe comme on peut Smile

Les vidéos précédentes sont dispo sur http://ledesamiantage.fr/coronavirus-comment-faire/
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